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Les Directeurs généraux, Présidents de Conseils d’Administration et responsables informatiques des Institutions de microfinance (IMF) sont en atelier du 22 au 23 juillet 2023 à Cotonou. Organisée par l’Agence Nationale de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés (ANSSFD), avec le soutien de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD) et l’appui de la DGRV (Confédération allemande des coopératives), la formation entend renforcer les capacités des participants sur l’opérationnalisation des systèmes financiers numériques, en lien avec la nouvelle loi 2025-14 du 2 juillet 2025.
A l’ouverture de la formation sur l’opérationnalisation des systèmes financiers numériques dans les SFD, mardi 22 juillet 2025 à Cotonou, Ignace Dovi, président de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD), a rappelé les mutations en cours. « Nous sommes dans un grand tournant au niveau du secteur de la microfinance. Le cadre réglementaire a changé ». A l’en croire, il faut s’adapter. Il a reconnu les efforts déjà engagés par certaines institutions dans la digitalisation des services, malgré des capacités financières limitées. « Mais nous avons besoin d’accompagnement ».
L’association professionnelle a salué le soutien constant de l’ANSSFD. Ignace Dovi a saisi l’occasion pour inviter les participants à s’approprier pleinement les outils et stratégies proposés durant l’atelier. « C’est seulement deux jours, mais ce sera assez enrichissant. Donnez le meilleur de vous-mêmes ! »
Au nom du ministre de l’Économie et des Finances, le directeur général de l’Agence Nationale de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés (ANSSFD), Philippe Dahoui, a ouvert les travaux. Il a présenté les attentes concrètes de la loi 2025-14 portant règlementation de la microfinance, notamment dans ses articles 35, 52, 165 et 166. « Derrière les formulations juridiques de la loi, se retrouvent des exigences techniques. Et c’est ce sur quoi nous attirons votre attention. Les consultants vont vous en parler pendant les deux jours de formation », a-t-il martelé.
L’article 35 exige, selon le DG, un « système d’information sécurisé, fiable et capable d’assurer la confidentialité, la qualité et l’intégrité des données ». « Ce ne sera plus un système amateur ». Philippe Dahoui, précise qu’« aucune stratégie de services financiers numériques ne peut réussir sans une architecture informatique solide », conforme aux prescriptions du régulateur. Pour y arriver, « il faut une réflexion stratégique à l’interne ». « Je vous invite au cours de ces deux jours à suivre et à poser énormément de questions aux formateurs pour pouvoir rendre compte à vos dirigeants, de la nécessité déjà d’avoir une réflexion stratégique à l’interne et de savoir vers où vous devez vous orienter. C’est important ! », a exhorté le DG ANSSFD.
Un appui allemand axé sur l’innovation et la gouvernance
Holger Grimm, représentant pays de la DGRV (Bénin-Cameroun), a rappelé l’engagement de son organisation aux côtés des coopératives et institutions de microfinance. « Nous ne venons pas avec de l’argent. Notre mission, c’est le conseil, la formation », a-t-il clarifié. Il a insisté sur les piliers sur lesquels repose l’appui de la DGRV : innovation, digitalisation, inclusion et durabilité.
La DGRV souhaite aller plus loin au Bénin, notamment à travers le online banking, le core banking et la documentation des processus. Et pour mieux refléter la nouvelle législation, Holger Grimm a suggéré au régulateur et à l’association professionnelle du secteur de la microfinance de réfléchir à de nouvelles dénominations respectives en lien avec la réforme. « On ne parle plus de SFD mais d’IMF (Institutions de Microfinance) », a-t-il indiqué.
M. M.
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